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Ton super plan
Le super plan du jour nous vient d' Olivia P...
La soirée crêpe
Sont invités tous les ados qui aiment s'amuser amicalement et mettre de l'ambiance. Ils apportent par groupe, les ingrédients nécessaires pour faire des crêpes.
La cuisine est préparée afin que chaque groupe d'ados fasse un nombre de crêpes (pâte et cuisson).
La soirée est animée par ceux qui ont raté la cuisson de leurs crêpes. Ils décident soit de faire chanter, danser, rire les autres ou de manger les crêpes ratées assaisonner selon le choix du reste du groupe.
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Souffrance psychique de l'ados
Comprendre la souffrance psychique
La notion de souffrance psychique des jeunes est vague, on a trop tendance à la confondre avec certains de ses effets montés en épingle, dans la catégorie également floue de " violence des jeunes ", qui tend à remplacer dans les médias celle de délinquance, en intégrant des actes collectifs parfois commis sans profit personnel des acteurs contre des symboles de la vie sociale : bus, métro, murs. Le plus souvent, la souffrance est silencieuse, la révolte exprimant plus souvent une sortie de souffrance.
La notion de jeunes est vague tout autant, car elle gomme, dans une classe d'âge que nous avons retenue entre 12 et 25 ans, des variables socio-démographiques comme le sexe, l'habitat, la taille de l'agglomération, les filières scolaires, l'origine ethnoculturelle, les professions des parents, les situations des familles, la religion, même si l'influence de celle-ci décroît à l'adolescence dans les pays développés.
Depuis quelques années et probablement en liaison avec la confrontation à l'épidémie de HIV et sida, les formes de souffrance psychique qui accompagnent les maladies chroniques graves, les handicaps, la stérilité, la fin de vie commencent à recevoir une attention dans le contexte des soins somatiques, d'un ordre différent de celle propre aux institutions de santé mentale.
(Ministère de l'Emploi et de la Solidarité)
A bientôt... |
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Souffrance psychique de l'ados
Pour une clinique des petits signes :
L'audition d'intervenants de terrain très variés met en évidence qu'il existe une multiplicité de petits signes d'alerte repérables par chaque catégorie professionnelle, mais que ces petits signes n'ont pas reçu la légitimité d'une sémiotique médicale. Ils restent à l'état d'une description psychologique floue de l'individu sans signification pratique dans une politique d'accompagnement des adolescents.
Le groupe de travail ne peut que rapporter les " petits signes " qui lui ont été présentés comme l'évidence qu'il y a une sémiologie à formaliser et à inclure dans un système nouveau d'évaluation.
On a des sémiotiques hétérogènes propres aux diverses institutions intervenantes : l'école, la Protection judiciaire de la jeunesse, le kinésithérapeute, l'îlotier, mais cela ne constitue pas une sémiotique centrée sur les jeunes : ce sont des jugements sur lui pour l'observateur, et non pas des signes de lui offerts à un travail d'interprétation et d'action.
L'école repère très tôt :
* les difficultés d'apprentissage : de la parole, de la lecture entre 5 et 9 ans, les parents acceptent à cet âge certains diagnostics comme la dyslexie,
* les fléchissements scolaires, retards, absences non motivées,
* repas : les élèves qui ne mangent pas ou peu,
* ceux qui ne restent pas en place en classe,
* le bouc émissaire de la classe,
* des rires n'importe quand pour perturber la classe,
* les difficultés et l'absentéisme du lundi matin,
* le tabagisme, la consommation de produits considérés comme nuisibles à la santé, licites ou illicites,
* l'illettrisme,
* l'anorexie, la boulimie, l'insomnie,
* la violence n'est pas toujours un des symptômes de la souffrance, pas plus que la souffrance psychique n'est à assimiler à une sociopathie,
* le déni de souffrance peut au contraire être constaté : " je ne ressens rien ", " je ne suis pas fou. "
A bientôt pour la suite... |
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Souffrance psychique de l'ados
Pour une clinique des petits signes (suite) :
Toutefois, plusieurs intervenants rapportent des violences qu'on n'observait pas auparavant, apparues depuis trois ou quatre ans, qui peuvent coïncider avec l'usage de psycho-stimulants comme les amphétamines, l'ecstasy, les benzodiazépines, le RohypnolÒ. Les benzodiazépines seraient associées à la plupart des actes de délinquance, qu'elles mettent comme dans une parenthèse.
* la désespérance, qu'il faut distinguer de la dépression et qu'il ne faut pas psychiatriser, car elle n'est pas réversible avec des médicaments, mais avec l'amélioration de la situation,
* l'inhibition affectivo-cognitive : par exemple, le refus de ressentiment et le refus de le reconnaître, donc pas d'avenir possible car pas même un présent,
* ne pas être bien à la maison, ne pas être bien à l'école,
* le recours aux squats, hors des squats…
* le renfermement sur soi (pas d'expression de tendresse, même dans la sexualité),
* se calfeutrer dans ses vêtements quand il fait chaud,
* la tentative de suicide,
* le vocabulaire des adolescents : " j'ai la haine ", " je suis cassé ",
* les petits signes repérés par les kinésithérapeutes qui font la rééducation des adolescents accidentés, dont beaucoup de souffrance psychique passe par le corps,
* les signes repérables des adolescents en prison,
* les associations de comportements : drogue, tabac, alcool, accidents accrus,
* une moindre qualité de vie perçue et déclarée, l'exposition aux risques.
Cette accumulation montre que la prévention ne peut être thématique mais seulement globale, et que ces petits signes repérables par chaque segment d'un réseau social doivent pouvoir circuler dans tout le réseau.
Il est important de renforcer pour cela les compétences psychosociales, selon la terminologie de l'OMS, des adolescents, pour qu'ils sachent formuler et comprendre que cela va mal. Il faut non seulement aider à identifier les petits signes, mais aider à les formuler.
Fin de cette partie |
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